Terre d'entreprises, Education / Jeunesse Thibault Vercasson, un staffeur-ornemaniste médaillé d’or
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Son parcours n’était pourtant pas tout tracé. Après un brevet et un début de seconde générale peu concluant, Thibault Vercasson découvre par hasard le métier de staffeur-ornemaniste lors d’un mini-stage au lycée du Gué à Tresmes, à Congis-sur-Thérouanne : « J’ai fait ma première réalisation, et je me suis dit immédiatement : c’est ça que je veux faire. » Depuis, il est resté fidèle à l’établissement. Après un CAP, il prépare aujourd’hui un Brevet des métiers d’art (BMA), qui mêle des matières générales – comme l’histoire de l’art – et des cours techniques : atelier, technologie professionnelle...
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Le staffeur-ornemaniste façonne des éléments décoratifs en staff, un mélange de plâtre fin et de fibres végétales. Il crée, moule, sculpte et restaure toutes sortes d’ornements : corniches, rosaces, plafonds sculptés… « C’est un métier artistique où on travaille beaucoup avec les mains. On peut faire des décors, des plafonds, des moulures, des sculptures. » Ses projets l’ont mené de la création contemporaine à la restauration. Lors d’un stage, il a contribué à la réfection de corniches du XIXe siècle, en reproduisant des pièces abîmées à l’aide de moules en silicone.
Thibault s’est pleinement investi dans le concours MAF, consacrant plus de 60 heures à une pièce minutieuse : « C’est le plus gros projet que j’aie réalisé. Je venais tôt le matin, je voulais que ce soit parfait. » L’épreuve, purement technique, imposait des plans. Le défi majeur : les raccords. « Si c’est raté à ce niveau-là, ça se voit tout de suite. À l’annonce des résultats, j’étais très heureux, mais après je me suis dit : "mince, qu’est-ce que je vais faire maintenant ?" »
S’il n’a pas encore travaillé sur des monuments classés, il espère participer à des projets mêlant patrimoine et création. Il a également déjà réalisé des pièces pour une entreprise qui réalise des décors de cinéma. L’avenir reste ouvert. Il pense créer son entreprise ou intégrer une structure renommée, inspiré par Régis Goldberg, Meilleur Ouvrier de France, passé lui aussi par le lycée de Congis-sur-Thérouanne ; « C’est le genre de parcours qui m’inspire », confie Thibault. Admiratif de ses professeurs, toujours actifs sur les chantiers, il pourrait aussi un jour transmettre à son tour : « Il faut saisir sa chance. C’est un métier qui apporte beaucoup, si on est prêt à s’impliquer. »
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