Jeunes Santé et prévention

Contraception, infections sexuellement transmissibles, interruption volontaire de grossesse, violences, vaccinations… Les centres de santé sexuelle, intégrés dans les services de la protection maternelle et infantile (SPMI2S) des 14 Maisons départementales des solidarités et dans les hôpitaux, accueillent et conseillent les jeunes dans leur vie relationnelle, affective et sexuelle.

Les centres de santé sexuelle

Les centres de santé sexuelle (CSS) sont des lieux de consultations, d’écoute, d'accompagnement et de conseils en matière de santé, accessibles gratuitement (sans avance de frais) avec ou sans couverture sociale.

Ils s’adressent aux jeunes mais aussi plus largement à tous les Seine-et-Marnais. On peut y consulter des médecins, des infirmières, des sages-femmes ainsi que des conseillères conjugales. Tous agissent dans la confidentialité et le respect de la personne en quête d'informations ou de conseils.

La contraception

Quelle contraception est la plus adaptée pour moi ? Où se la procurer ?

En plus des préservatifs, toujours indispensables pour se protéger des infections sexuellement transmissibles, l’utilisation d’un contraceptif tel que la pilule, l’implant, le patch, le stérilet ou l’anneau vaginal prescrit par un professionnel médical de santé (médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme) est indispensable pour se protéger d’une éventuelle grossesse.

Les CSS peuvent aussi prescrire et délivrer un contraceptif. La plupart sont pris en charge par la CPAM jusqu’à 26 ans pour les personnes avec couverture sociale et de façon anonyme pour les mineurs.

Un contraceptif peut aussi être prescrit dans un service universitaire de médecine préventive et de promotion à la santé.

La contraception d’urgence est à prendre le plus tôt possible en cas d’oubli ou incident de protection (préservatif, pilule) ou vomissements. Elle est disponible sans ordonnance en pharmacie, centre de santé sexuelle et auprès de l’infirmière scolaire. Un test de grossesse sera à réaliser 3 semaines après la prise afin de vérifier son efficacité et il est fortement conseillé de refaire un point sur sa contraception habituelle à cette occasion.

Les infections sexuellement transmissibles (IST)

Lorsqu’on parle d'IST, on pense d’abord au Sida ou VIH ! On oublie ainsi souvent les IST les plus fréquentes chez les jeunes, à savoir la chlamydiose, le papillomavirus (HPV), la syphilis, l’hépatite B ou encore l'herpès génital. Beaucoup d’IST n’ont pas de symptômes visibles, mais peuvent causer des complications graves (infertilité, cancers, atteinte d’organes) si elles ne sont pas traitées.

Dès qu'un partenaire est infecté, il y a risque de transmission en l’absence de protection (un préservatif interne ou externe). Une protection systématique mais aussi un dépistage régulier en cas de partenaires multiples sont sont la clé d’une prévention efficace, à laquelle s’ajoute la vaccination contre le HPV (entre 11 et 14 ans pour tous, avec rattrapage possible jusqu’à 26 ans) et l’hépatite B (normalement fait dans l’enfance mais rattrapage possible jusqu’à 15 ans).

Le dépistage et si besoin le traitement sont proposés au sein des CSS mais également en CeGidd ou auprès d’un médecin ou une sage-femme ou directement en laboratoire. (Les frais liés aux dépistages de certaines infections sexuellement transmissibles (IST) sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais, pour les personnes de moins de 26 ans.)

L'interruption volontaire de grossesse (IVG)

Difficile de répondre aux questions qui se bousculent lors de la découverte d’une grossesse imprévue. Les professionnels des CSS sont là pour vous guider et vous accompagner de façon neutre.

Les mineures n’ont pas besoin d’une autorisation parentale pour avorter, mais elles doivent être accompagnées d’une personne majeure de leur choix. Les frais relatifs à l'IVG sont pris en charge en totalité par l'Assurance Maladie.

Deux méthodes sont possibles en fonction de l’avancée de la grossesse et du choix de la femme. Les CSS qui sont conventionnées avec un hôpital de référence pratiquent l’IVG médicamenteuse et/ou orientent vers des lieux de réalisation (professionnels libéraux ou hôpitaux).

Les violences

Qu’elles soient d’ordre psychologique, physique, économique ou sexuel (agression, viol, victime d’un réseau de prostitution…), toutes les formes de violences sont condamnables par le droit français. Elles peuvent passer inaperçues ou être franchement évidentes.

Il peut suffire d'un bon contact pour que la peur change de camp et se libérer de l'emprise. S'informer, parler, réfléchir c'est déjà commencer à agir.

Témoin ou victime de violence : se rapprocher des Maisons départementales des solidarités pour signaler, sauver ou se sauver.

Numéros d'urgence :

  • 17  : Police secours (ou 112 n° d'urgence européen)
  • 119 : Enfance en danger
  • 3919 : Violences conjugales (ou 114 n° d'urgence pour les sourds et malentendants)

La vaccination

Durant l’adolescence et la vie de jeune adulte, la vaccination reste nécessaire. Elle permet de protéger son propre organisme et de protèger les autres.

Un calendrier national des vaccinations est mis à disposition sur le site du ministère des solidarités et de la santé.

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