Sport, Jeux Olympiques Portrait de l'escrimeuse Pauline Ranvier, fleurettiste prometteuse

L'escrimeuse Pauline Ranvier
À l’occasion de l’exposition "Femmes d’hier et d’aujourd’hui en Seine-et-Marne" présentée sur le parvis de l’Hôtel du Département jusqu’en juillet, découvrez l’escrimeuse Pauline Ranvier, vice-championne olympique par équipe aux Jeux de Tokyo et licenciée au cercle d’escrime Melun Val de Seine. Elle marque de son épée la Seine-et-Marne ! Entretien.

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D’où vous est venue cette passion pour l’escrime ?

Pauline Ranvier : « Quand j’étais petite, j’étais fan de Zorro et j’adorais Antonio Banderas dans le film Le Masque de Zorro ! C’est par hasard, à l’école, que j’ai choisi l’escrime parmi les activités proposées. J’ai tout de suite adoré. Ensuite, je suis rentrée dans un club et, de fil en aiguille, j’en suis arrivée là ! »

Comment avez-vous réussi à concilier vos études et le sport ?

P. R. : « Dès qu’on se lance dans le sport de haut niveau, il est nécessaire de faire des études et être diplômé afin d’assurer l’après-carrière. C’était une évidence pour moi. Mais, pour mener à bien mes deux projets, en conciliant ma vie personnelle, il faut beaucoup de motivation et d’organisation. J’ai choisi les études qui m’ont permis de m’entraîner correctement et surtout d’être performante. »

Pourquoi avez-vous choisi le club Cercle d’escrime à Melun ?

P. R. : « Ce club m’a toujours parlé car, quand j’étais petite, j’y ai fait des stages et je m’y sentais bien. En plus, le club partage les mêmes valeurs que les miennes pour l’escrime. Il y a aussi une sorte d’attachement familial car mon ancien maître d’armes venait de Melun. Donc choisir ce club, c’était la suite logique dans ma carrière. C’est aussi un grand club français de renom au niveau du fleuret. J’y vais pour m’entraîner une fois toute les deux semaines et me préparer aux compétitions nationales. »

Quel serait votre idéal concernant la place des femmes dans le sport ?

P. R. : « Le sport est un reflet de la société. Il y a des progrès réalisés mais on est encore loin du compte. Loin de l’égalité parfaite, qu’elle soit salariale et médiatique. Il y a pourtant autant de valeurs autour du sport féminin qu’autour du sport masculin. Même s’il y a eu des progrès réalisés dans certains pays, je pense notamment au football féminin américain, il reste beaucoup de pays en retard sur cette question. En France, on peut encore faire des efforts pour qu’à termes, il n’y ait plus de sport masculin et féminin, mais que du sport. »

Après votre victoire aux Jeux olympiques de Tokyo, quels sont maintenant vos prochains objectifs sportifs ?

P. R. : « Il y a les championnats d’Europe tous les ans et, bien sûr, les Jeux olympiques de Paris 2024 qui seront un grand rendez-vous ! »

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