Les politiques d’autonomie, avec plus de 307,2 millions d’euros annuels risquent de subir des coupes, menaçant les personnes âgées et celles en situation de handicap. La protection de l’enfance, dont la prise en charge repose sur des investissements de 19,2 millions d’euros pour le SDAU, ne peut et ne doit pas être affaiblie.
« Le Département veut être votre partenaire », déclare Jean-François Parigi devant les élus et les acteurs publics. « […] Mais, je suis animé d’une incompréhension et d’une colère très froide. Une « incompréhension » entre l’État et les collectivités territoriales [qui dure] depuis des dizaines d’années. […] Il faudrait contribuer au déficit de l’État par solidarité ? Mais nous n’y sommes pour rien. En parlant de solidarité, sur cette année 2024, l’État me doit tout simplement 174 millions d’euros. Ce sont ces fameuses compensations. « Prenez mes amis ! L’Etat vous remboursera ! ». Le seul problème, c’est que cette autonomie financière que nous réclamons n’existe plus ».
Le Président du Département de Seine-et-Marne, au nom des élus et de tous les citoyens, a dénoncé avec force ces mesures : « Nous n’acceptons pas de voir notre département sacrifié. Ces coupes budgétaires compromettent des projets sociaux, économiques, et éducatifs cruciaux. Nous appelons l’État à faire preuve de responsabilité en préservant l’autonomie des collectivités locales. Oui, nous comprenons la nécessité de réduire le déficit, mais pas au prix de l’abandon de nos territoires. L’avenir de la Seine-et-Marne est en jeu, et nous ne reculerons pas. Notre détermination est totale ; l’avenir de la Seine-et-Marne n’est pas négociable ».