Dans une travée, une disqueuse crisse. Plus loin, un marteau frappe le métal. Un bénévole ajuste une pièce, un autre graisse un embiellage. Ici, on parle de chaudière, de timonerie, de générateur de vapeur. Le savoir se transmet par compagnonnage, à l’ancienne. On apprend en regardant, en faisant, en se salissant les mains. C’est cette activité permanente qui fait de Longueville un « musée vivant ». Le visiteur ne longe pas des vitrines : il traverse un lieu de travail. Les odeurs d’huile chaude et de rouille humide rappellent que ces machines ont roulé, tracté des trains de voyageurs et de marchandises, et que certaines roulent encore.
Mais la rotonde, aujourd’hui soutenue par le Loto du patrimoine, et depuis plusieurs années par le Département (plus de 28 000 € en 2025), porte aussi les stigmates du temps : charpente fragilisée, tuiles fatiguées, infiltrations. Les travaux engagés visent d’abord à consolider, à préserver, pour que le public puisse continuer à circuler sous cette cathédrale de métal et de briques.